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Qui a-t-il de #Lovecando commun dans un groupe Whatsapp, ORS, Business Café et #WFRE16 ?


Je voudrais vous parler d’un #lovecando. D’un groupe en Angleterre, mais qui rayonne mondialement et d’une initiative internationale qui pourrait nous inspirer.


D'une rencontre aux Pays-Bas avec un Anglais au groupe Whatsapp avec 260 membres...

Je voudrais vous parler d’un #lovecando. D’un groupe en Angleterre qui rayonne mondialement et d’une initiative internationale qui pourrait nous inspirer à créer des communautés connectées localement et au-delà.

J’ai fait la connaissance de Thomas Power en 2012, quand j’ai visité TEDxMaastricht sur l’e-santé avec les étudiants de Sciences Po. Il était un speaker, et il avait remarqué mes tweets. Nous nous sommes rencontrés pour le vrai dans la gare, nous avons fait une partie du voyage ensemble et nous sommes restés connectés depuis. Il y a quinze jours, il m’a ajouté à un énorme groupe de chat sur Whatsapp (environ 250 membres !), qui affiche une activité impressionnante. Après ma première hésitation, et après avoir assimilé l’avalanche de messages et de pièces jointes (!), j’ai décidé de rester pour le moment. C’est une bande de gens qui se décrivent comme ORS : Open — Random — Supportive (ouvert, aléatoire/spontané, solidaire/coopératif). Nous y parlons des thématiques diverses et variées : beaucoup de « love » et pas mal de « can do ».

Parmi ces gens se trouvent des jeunes, des plus âgés, des débutants comme des experts avec un CV et un réseau impressionnants. Toutes ces personnes font preuve d'une écoute active et respectueuse, sans qu'il y ait des règles posées (nous sommes tous des administrateurs !). Nous pouvons parler de nos vies au quotidien et de notre travail : les vies privées ne sont pas déconnectées, sans que cette dimension pèse trop, car il y a une équilibre entre les deux sphères et une soif de revenir vers les sujets professionnels. J'ai appris à connaître une communauté de personnes qui aiment leur travail, qui aiment en parler, mais qui existent dans un continuum dans lequel les deux dimensions de leurs vies font une.
C’est comme un café ou la cantine de votre club de sport, où vous rencontrez des personnes de milieux différents. Vous y parlerez météo, résultats de votre association et d’un tas de choses qui sont en fait de soucis de votre vie privée ou, au contraire, des petites fiertés. Ce n’est pas anodin de pouvoir partager les soucis de notre vie privée, car ce sont justement eux qui vous empêchent de bien travailler !

L'inspiration vient à des moments inattendus

En même temps, je suis allé à la World Forum for a Responsible Economy à La Rochelle où j’ai été énormément boostée : rencontres avec une amie qui était sur le podium pour parler Femmes Dirigeantes en Entreprise, rencontres avec de nouvelles personnes très inspirantes. Mais surtout, surtout, rencontre avec un milieu où les gens se posent la question de l’utilité de l’entreprise pour la société, ma grande interrogation depuis deux ans. Et là, je fais la connaissance de la communauté B Corp, qui milite pour une autre vision de l’entreprise responsable, durable, sociale et solidaire. C’était comme si toutes mes questions, mes hésitations, mes idées, mon parcours convergeaient d’un seul coup.

Les deux initiatives ont quelque chose en commun : dans le groupe ORS de Thomas Power, nous pouvons partager nos vies intimes (ou des parties de celle-ci) et compter sur la bienveillance et le support d’autres personnes de la communauté. Nous pouvons partager et lire les aléas de la vie de tout et chacun, sans que cela devienne trop lourd. Un simple « bonjour », ou « bon courage » de quelques membres suffit parfois pour se sentir connecté à l’autrui et d’y trouver du sens.

Dans les discours du WFRE16, j’ai eu ce même sentiment, c’est-à-dire que l’entreprise pourrait être l’antipode de la séparation des sphères privées (intimes) et publiques (professionnelles). Que l’entreprise soit justement là pour que les hommes et les femmes puissent s’épanouir et non pas pour le contraire.

En fait, cela n’aurait pas dû être une surprise, de découvrir des personnes labélisées « B Corp » dans le groupe Whatsapp ! Cela matérialise bien l’idée que l’entreprise peut être utile à bien plus que juste à elle-même (lire : à ses actionnaires) et que cela passe pour une partie par le soutien, le support et l’acceptation de la diversité du collectif.

"The Business Café"... une histoire de transversalités

Une fois dans ce groupe, j’ai enfin découvert « The Business Café », une initiative de Penny Powers, la femme de. Une sorte de coworking place, mais au-delà un endroit où les entrepreneurs rencontrent d’autres personnes, avec ou sans activité professionnelle. Un endroit où des étudiants travaillent et aident les entrepreneurs à aller d’avant (« Social Digital Apprentices », qui effectuent leurs stages dans le cadre du @DigitalYouthAc – Digital Youth Academy). Un endroit où on peut prendre un thé, un café, un gâteau ensemble et discuter comme dans le groupe WhatsApp #ORS. Où les différentes générations se rencontrent. Et si nous imaginons un tel endroit gouverné comme un SCOP ou association, nous sommes pleinement dans la nouvelle économie.

Voilà une impression de ce que cela pourrait être : je partage avec vous la vidéo. Peut-être qu’elle nous donne des idées pour nos initiatives locales pour aller au-delà d’un « co-working place » et de réfléchir à des endroits sociaux qui servent également à travailler. Quel bonheur aussi de découvrir une vidéo comme celle-ci, qui est, certes, très anglo-saxonne, mais dans laquelle la pragmatique et la passion expriment une forme de #lovecando qui m’inspirent. C'est toute la force d'une femme qui dit, en ouverture de la séquence "This is the place I love". ("J'aime cette ville.").